Ce projet est vivant, vivant comme les enfants qui le parcourent, vivant comme la végétation qui s’y déploie, comme la nuit et le jour. Les façades, par des couleurs, des changements d’échelles, des nets, des flous, des jeux de transparences, de la profondeur dans la façade, vibrent.
Sur cette double peau vitrée en façade, des impressions de paysages sauvages de jungle, puis derrière les gens qui défilent, rentrent dans leurs bureaux, leurs classes, participent à l’apparence de la façade. C’est bien un bâtiment vivant, en résonance avec le contexte, ce projet est un paysage vivant fabriqué avec des sensations, des couleurs, des mouvements, le temps, la lumière.
Parfois on peut percevoir jusqu’à 6 plans de vitrages successifs, parfois quand une classe doit s’isoler dans le noir, le rideau tiré laisse voir sur sa face extérieure un nouveau paysage, pourquoi pas imaginé par les enfants eux mêmes. Ils sont ainsi également acteurs de ce paysage. Les parties pleines sont minérales, un écho au contexte toulousain, une extraction des murs de briques dans une échelle différente.
Les arbres de hautes tiges formant une canopée qui donne la sensation que l’étage est un village flottant à l’échelle des enfants. A ce même étage, plus léger, la tôle métallique, comme une dentelle, elle reprend les ombres des arbres et du feuillage au moment où le soleil pénètre ces espaces.