La gare du XXIe siècle sera un jardin urbain, un espace public vivant. Elle conservera son statut de porte de la ville. Elle invitera au voyage, à la fois arrivées et départs, échappée poétique à travers l’histoire, immersion culturelle au cœur de la capitale. Le concept de gare évolue aujourd’hui vers un lieu d’échanges, moteur du développement économique et social.
Il n’y a plus de distinction entre transport et service. C’est un lieu « à hauts degrés d’accessibilité », lié en partie à sa position dans l’espace urbain, à l’intermodalité intensifiée par l’offre de plus en plus large des choix de déplacement.
C’est un lieu de vie.
Si, par le passé, la gare de Rabat ville a coupé des territoires, son rôle aujourd’hui est de les relier et de devenir un lieu urbain fédérateur et emblématique. Il faut donc prendre de la hauteur et observer le territoire : on lit alors très bien cette blessure, cette plaie ouverte que le rail a, par obligation, fait subir à Rabat. C’est tout l’objet de notre réflexion : le projet de la gare doit être pensé à toutes les échelles de la ville et en trois dimensions. Le projet doit dépasser l’unique objectif fonctionnel et par extension, le périmètre « utile » de la gare de Rabat ville.