MORPHOLOGIE BÂTIE
La forme urbaine est clarifiée. Un vaste traitement de sol unifie l’ensemble du centre ville et deux places complémentaires , l’une ouverte et l’autre contenue, harmonisent les espaces. De nouveaux lieux à découvrir s’offrent aux flâneurs, et enrichissent le dessin urbain.

scène urbaine
Le nouveau calepinage de l’espace public est inspiré par les parcelles viticoles structurant le paysage alentour. Son dessin offre un panel de cinq revêtements en pierres issues des carrières suisses. Le sol devient alors support de nouveaux usages, un espace d’expression identitaire.

maillage des réseaux
Le piéton a reconquis le centre ville. Un maillage de circulations douces et communes (vélos, trains, bus) irriguent les espaces urbains retrouvés. Des circuits cyclistes balisés, ponctués de parcs à vélos, sont aménagés en lieu et place des voies voitures. L’accès au centre historique est alors interdit à ces dernières sauf pour les riverains et les commerçants.

réduction de l’emprise des voitures
Il est important de reconsidérer la place de la voiture en centre ville. De vastes surfaces sont retrouvées en mutualisant les espaces de stationnement. Des parkings silos, empilant les voitures, permettent de dégager le sol et son exploitation n’est plus entravée.

espaces de sociabilité
L’ensemble du centre historique, redevenu piéton, accueille de nouveaux programmes par petites touches afin de dynamiser Aigle. Deux programmes majeurs accentuent l’attractivité : Le centre de Recherche de la Vigne et du Vin et le Festival des Fontaines. Le patrimoine culturel comme un tuteur fiable à l’épanouissement d’une ville.

OCCUPATION SPATIALE
En aménageant un traitement urbain unificateur et en donnant la priorité aux piétons, le centre historique peut devenir une véritable scène où s’expriment tous les événements culturels. L’espace et l’identité d’Aigle sont restitués aux promeneurs.

Pour éviter l’exode du centre historique il est crucial de repenser l’occupation des parcelles afin de dégager de l’espace habitable. La densification du tissu urbain semble être une nécessité. Plusieurs coutures urbaines clarifient la lecture et les limites des îlots. Des espaces aujourd’hui «non définis» deviennent un potentiel de densification.
Démolir et reconstruire font partie de la requalification d’un tissu urbain à condition de préserver une harmonie avec les gabarits existants. La nouvelle place du Moulin s’inscrit dans un réseau de placettes ponctuant le centre d’événements urbains singuliers. Au delà de la vielle pierre, la préservation du patrimoine doit aussi s’attacher à la conservation d’une mémoire collective qui peut parfois s’inscrire dans des bâtiments semblant anodins.
Agencer une place contenue engendre ici des morphologies de bâtiments ponts. Cette singularité trouve un écho à la mémoire urbaine du centre historique.